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Dossier de presse
(au format PDF)
CRÉATION 2012
MADAGASCAR
avant-premières
les 27 et 28 janvier 2012
INSTITUT FRANÇAIS
DE MADAGASCAR
LA RÉUNION
du 8 au 18 février 2012
THÉÂTRE DU GRAND MARCHÉ
- Centre Dramatique de l'Océan
Indien - Saint-Denis
les 8, 9, 10 et 11 février 2012
ESPACE CULTUREL LECONTE
DE LISLE - Saint-Paul
les 14 et 15 février 2012
THÉÂTRE LES BAMBOUS
- Saint-Benoît
les 17 et 18 février 2012
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Compagnie Vincent Colin
Administration et diffusion
Hélène Icart / Prima Donna
Tél. 01 42 47 05 56
Portable 06 23 54 53 42
www.prima-donna.fr
helene.icart@prima-donna.fr
Communication
Maria Moralès
Tél. 06 12 03 29 81
mariamorales@wanadoo.fr
Centre Dramatique
de l'Océan Indien
Producteur délégué
Guy Robert
guy.robert@cdoi-reunion.com
Compagnie Landyvolafotsy
A Tananarive :
Odéamson Doly
mpilalao@moov.mg
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LA PAIX !
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comédie sociale et musicale librement inspirée d’Aristophane
adaptation et mise en scène Vincent Colin,
en collaboration artistique avec Doly Odéamson
avec Philippe Blancher et la troupe Landyvolafotsy
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Création franco-malgache 2012.
Co-production Centre dramatique de l’Océan Indien, Saint Denis de la Réunion, Compagnie Landyvolafosty, Madagascar et Compagnie Vincent Colin, Paris. En collaboration avec Les Francophonies en Limousin, La Comédie de Picardie, Le Centre des Bords de Marne, Scène conventionnée du Perreux. Avec le soutien du Fonds de coopération régionale de l’Ile de la Réunion et de l’Institut Français de Tananarive (Madagascar).

Trygée Dis-moi Mercure, à quelles calamités la Guerre nous destine-t-elle ?
Hermès Je l’ignore. Tout ce que je sais, c’est qu’elle a apporté hier un immense mortier.
Trygée Que compte-t-elle faire de ce mortier ?
Hermès Broyer toutes les villes. Adieu, je l’entends qui vient dans un fracas énorme…
UNE COMÉDIE SOCIALE, LOUFOQUE ET MUSICALE

Aristophane écrivit La Paix pour tenter de sensibiliser ses contemporains à la funeste guerre du Péloponnèse… Cela se passait un peu plus de quatre siècles avant notre ère, pas loin de chez nous, quelque part sur les rives de la Méditerranée…
On aime à dire que l’Histoire se répète, ce qui est souvent faux, mais il faut toutefois reconnaître, qu’en ce début du XXIème siècle, notre pauvre planète peine toujours à trouver cette paix qu’Aristophane appelait déjà de ses vœux.
S’inspirer de l’humour salutaire et décapant de ce dramaturge grec pour évoquer cette grave et sempiternelle question reste hélas entièrement d’actualité.
À Madagascar, celle-ci prend une tournure encore plus aigue, tant les souffrances de ce peuple n’en finissent pas de trouver le début d’une solution raisonnable.
Si Trygée, le vigneron de l’Attique allant se plaindre chez les dieux de l’Olympe, devient ici Lagnole, un paysan malgache qui s’en prend aux puissants, l’éternelle question de l’injustice sociale reste malheureusement la même. Raison de plus pour nous de suivre l’exemple d’Aristophane et de traiter cette question à notre tour sous la forme d’une comédie sociale et musicale. Celle-ci ne sera pas sans rappeler la célèbre pièce d’Alfred Jarry…
Vincent Colin - octobre 2011
DOLY ODÉAMSON ET LANDYVOLAFOTSY
Plus qu’une vocation, le théâtre pour Doly Odéamson, est un héritage. Sa grand-mère donnait des spectacles à la cour royale malgache et son père, Odéamson Rakoto, a suivi cette voie artistique en fondant sa compagnie itinérante. Un vrai défi, dans un pays alors peu friand de l’expression
théâtrale.
«On fait du théâtre pour les ruraux, soit 85 % de la population malgache, explique le leader de la Compagnie. On préfère jouer pour les gens qui n’ont pas l’occasion d’aller au spectacle. Tout le monde a droit à la culture». Entre 90 à 100 représentations par an, pour les quatorze comédiens qui composent la troupe familiale (frères et soeurs, cousins, cousines et leurs proches).
Si les acteurs vivent de leurs spectacles, ils ne se considèrent pas comme des professionnels pour autant. « Professionnels ? C’est un mot bizarre chez nous », répond Doly. Pour les moments de divertissement qu’elle offre en pleine brousse, la compagnie se fait payer « en moutons, en poules, en noix de coco», précise Doly.
Le partage d’un repas avec les villageois permet des rencontres, aussi importantes pour les acteurs que les représentations. « C’est un moyen de connaître notre pays et les gens qui l’habitent. Notre théâtre, c’est une main tendue vers l’autre», souligne le Molière malgache.
Si les comédiens malgaches divertissent les villageois, ils se chargent aussi de les sensibiliser à des sujets d’actualité : Injustices sociales, manque d’eau, hygiène, respect de l’autre, protection de l’enfance, écologie. Tous ces thèmes sont abordés dans le langage de l’hiragasy, le théâtre chanté traditionnel de Madagascar... « C’est très politique et plein d’ironie, précise Doly. À travers ces chants, ces danses, ces proverbes, les gens commentent les réalités du moment ».
La compagnie ne se cantonne pas toutefois à ce théâtre traditionnel. Elle s’ouvre à d’autres formes d’expression, en adaptant des pièces de Brecht, de Prévert, de Hugo ou de Molière. Mais toujours en mélangeant les genres. Véritables troubadours, les acteurs jouent de la musique, dansent, et interprètent les différents personnages.
(Extraits d’une interview du Quotidien de la Réunion du 18 novembre 2003).
DIX ANNÉES DE COMPAGNONNAGE HEUREUX

C’est au Centre Dramatique de la Réunion que la collaboration entre Doly Odéamson, directeur artistique de la compagnie malgache, et le metteur en scène Vincent Colin, alors directeur du Centre Dramatique de l’Océan Indien, a pris tout son essor. La troupe fut invitée une première fois au Théâtre du Grand Marché en mai 2001 pour y présenter son spectacle de cinéma-théâtre itinérant, réalisé à partir du film d’animation de Grimaud et Prévert, « Le Roi et l’Oiseau ».
L’année suivante, la tension politique sur la grande île devint particulièrement explosive : des camions barraient les routes, une violence policière omniprésente sévissait un peu par tout et les comédiens malgaches se sont retrouvés du jour au lendemain dans l’impossibilité totale de mener à bien leur nouveau projet de création théâtrale autour de la pièce de Victor Hugo : « Mille Francs de Récompense ».
La troupe au complet fut alors invitée à nouveau au Théâtre du Grand Marché pour une sorte de résidence d’urgence au cours de laquelle ils montèrent, sous la direction de Vincent Colin, cette pièce du « Théâtre en liberté » de Hugo.
La parole du grand poète français, soudainement portée par des comédiens malgaches, connut un vif succès à la Réunion mais aussi en France, où le spectacle fut invité deux ans plus tard à Paris, au Théâtre international de Langue française, à la Villette.
La complicité entre le metteur en scène français et la troupe malgache était définitivement scellée
En juin 2010, à l’invitation de Daniel Bedos, directeur du Printemps des Comédiens de Montpellier, une nouvelle version de « Mille Francs de récompense » a été accueillie. Ce fut alors l’occasion de poursuivre le travail entrepris à la Réunion, puis à Madagascar, où la troupe présentera enfin leur travail au Centre Albert Camus en novembre 2010.
Le projet de création de « La Paix ! » est aujourd’hui une nouvelle étape de cette collaboration heureuse entre la troupe et le metteur en scène.
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