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CRÉATION 2011

Dossier de presse
    (au format PDF)


CRÉATION 2011



Compagnie Vincent Colin

Déléguée de production
Hélène Icart / Prima Donna
Tél. 01 42 47 05 56
Portable 06 23 54 53 42
www.prima-donna.fr
helene.icart@prima-donna.fr

Communication
Maria Moralès
Tél. 01 43 57 57 89
mariamorales@wanadoo.fr

L'ART D'ÊTRE GRAND-PERE

d'après Victor et Georges Hugo
adaptation et mise en scène Vincent Colin

 

Création 2011.
Production
Compagnie Vincent Colin. Contact : helene.icart@prima-donna.fr

Moi qu’un petit enfant rend tout à fait stupide,
J’en ai deux ; Georges et Jeanne ; et je prends l’un pour guide
Et l’autre pour lumière, et j’accours à leur voix,
Vu que Georges a deux ans et que Jeanne a dix mois.
Leurs essais d’exister sont divinement gauches ;
On croit, dans leur parole où tremblent des ébauches,
Voir un reste de ciel qui se dissipe et fuit ;
Et moi qui suis le soir, et moi qui suis la nuit,
Moi dont le destin pâle et froid se décolore,
J’ai l’attendrissement de dire : Ils sont l’aurore


UN THÉÂTRE D'OMBRES ET DE LUMIÈRES...

 
Hugo dessinait, Hugo peignait, Hugo caricaturait, Hugo aurait été un grand peintre s’il n’avait choisi de privilégier les mots.

Il croquait pour ses petits-enfants des personnages souriants ou menaçants comme autant de bons ou de mauvais points qu’il leur distribuait pour les récompenser ou les réprimander.

Il caricaturait ses contemporains illustres ou anonymes, les affublait de couvre-chefs trop grands ou trop petits, agrandissait les têtes et réduisait les corps, ou l’inverse.

Il édifiait des châteaux hantés sous la lune et à flanc de montagne ;

Il dessinait des vagues et des tempêtes monstrueuses ;

Il inventait avant l’heure la mode de la bande dessinée…

À l’occasion de ce spectacle, nous souhaiterions faire ressurgir l’univers plastique, beaucoup moins connu, du poète patriarche.

En contrepoint du récit poétique, un théâtre d’ombres fera apparaître à intervalles réguliers, des images surprenantes, parfois féroces, mais toujours pleines d’humanité et d’humour.

 
UN PROJET INTERGÉNÉRATIONNEL

Il est de plus en plus fréquent de croiser dans la rue, à la sortie de l’école, dans un parc ou un magasin, des enfants aux mains de leurs grands-parents.

De même, il est frappant de constater que deux catégories de public fréquentent majoritairement les salles de théâtre ou les musées aujourd’hui : les seniors et les scolaires. La classe d’âge des 25-50 ans est au travail me direz-vous, ou accaparée par des tâches plus urgentes, et vous aurez sans doute raison.

Notre propos n’est pas d’analyser les causes de ce phénomène contemporain, il est plutôt de saisir la balle au bond, en nous intéressant à la relation privilégiée qui s’instaure aujourd’hui entre les plus petits et les plus grands.

Il se trouve que Victor Hugo, en plus d’avoir été un homme public, un poète considérable, un exilé politique, un père éprouvé et un amant transi, a été l’archétype du grand-père contemporain. Il est vrai qu’un événement tragique, la mort prématurée de son fils Charles, l’a conduit à jouer, vis-à-vis de ses deux petits-enfants, Georges et Jeanne, le double rôle de père et de grand-père. J’utilise le verbe jouer intentionnellement, tant on peut être frappé par la magnifique complicité ludique qui présida à cette relation entre deux enfants et leur grand-père.

Au-delà de cette relation exemplaire et particulière, nous souhaitons élargir notre propos, en rappelant au passage à nos contemporains, qui l’auraient oublié, le rôle irremplaçable de passeurs que peuvent jouer les anciens dans l’avènement du monde de demain. 

 

UN DOUBLE REGARD, CELUI DU GRAND-PÈRE ET DE SON PETIT-FILS

 
« L’Art d’être Grand-père » est publié en 1877. C’est le dernier de ses grands ouvrages poétiques. Une sorte de testament avant l’heure.
Victor Hugo y raconte la formidable aventure de sa complicité avec Georges et Jeanne.

Vingt-cinq ans plus tard, Georges lui répondra à sa manière en lui rendant hommage à travers ses propres souvenirs de l’époque : « Mon Grand-père » paraîtra en 1902.

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Sans comparer ces deux ouvrages, une vaste fresque poétique d’un côté, et quelques souvenirs personnels de l’autre, nous avons souhaité que ces deux regards se répondent.

Vincent Colin, projet de mise en scène - janvier 2010

 

UNE FORME THÉÂTRALE SIMPLE, CONCUE POUR TOURNER

 
Deux comédiens, un homme âgé et une jeune femme (distribution en cours). Face au public, une longue table derrière laquelle les acteurs prennent place, mais qui peut aussi jouer le rôle d’un petit théâtre de tréteaux ou d’une boîte à malices de laquelle surgissent des objets inattendus. Derrière celle-ci, une toile tendue permet de faire apparaître les images d’un petit théâtre d’ombres.

Deux à trois cents spectateurs maximum, dans un dispositif frontal, nécessitant une aire de jeu de huit mètres d’ouverture par six de profondeur. Création prévue en 2011. Recherche de coproducteurs en cours.